Beaucoup de gens pensent ne pas pouvoir apprécier « correctement » un vin parce qu’il ne s’y « connaissent pas » : c’est faux ! Il n’est pas question d’être un œnologue confirmé. Il s’agit simplement de prendre le temps de regarder le vin, de le sentir, et enfin de le goûter, en essayant d’identifier ce qui nous plaît, ce qui nous plaît moins, quelles saveurs nous rappelle-t-il (est-ce que je sens plutôt du fruit, ou bien des épices?), laissez parler votre intuition… et le tour est joué 🙂 Voici donc quelques pistes pour votre prochaine rencontre avec un Monbazillac.

Température de service : frais, entre 8 et 10°C, à déboucher au dernier moment.

L’oeil : La robe du Monbazillac est axée sur la composante dorée : de l’or pâle au au vieil or, en passant par le jaune doré. Elle est plus profonde et plus intense que celle d’un vin sec. Elle révèle de la brillance et une belle viscosité qui se traduit par des larmes abondantes.

En vieillissant le vin liquoreux se cuivre, puis passe sur des teintes ambrées voire brunes.

Le nez : Verre immobile, le nez est déjà bien présent, et cette impression est renforcée par le second nez : souvent riche et opulent, il présente des arômes de fruits rôtis et confits, des arômes miellés, d’abricot très mûr, d’épices, de poivre. On peut y retrouver aussi des notes florales (fleurs d’acacia et d’oranger), de zestes d’agrumes et de fruits secs.

La bouche : le monbazillac exprime une palette qui révèle les qualités du sémillon, arômes très miellés aux notes d’abricot, d’écorce d’orange, d’épices douces voire des nuances de praliné et de noisettes grillées… Le corps est suave et crémeux. Tout l’exercice de l’assemblage de Monbazillac est de trouver le juste équilibre afin qu’il ne semble pas trop lourd ni pâteux. La finale est longue, on retrouve les arômes d’abricot sec, de noisette, d’orange confite…

Potentiel de garde : de 5 à 25 ans, parfois plus pour les très bons millésimes, mais attention aux conditions de conservation : bouteille couchée, à l’abri de la lumière, température fraîche et stable.

ET LES VINS DE MONTDOYEN ?

Notre palette de références de Monbazillac est large, allant de peu à très sucré. Pour exemple, notre entrée de gamme, le « Marquis de Montdoyen », est notre Monbazillac le moins riche, il garde une certaine fraîcheur appréciée de ceux n’aimant pas les vins trop riches. Vient ensuite l’ « Ainsi Soit-Il » (plus riche, mais plus complexe), et enfin le « Femme Je Vous Aime », qui est une véritable gourmandise à lui tout seul avec sa palette d’arômes très développée. Amusez-vous à ouvrir plusieurs bouteilles, et à les comparer entre eux, en prenant soin de les déguster en allant du plus léger au plus riche.